Arthur Yang – Artiste peintre

Arthur Yang – Artiste peintre

_Alors que nous entrons_ peinture acrylique sur toile, 100x100cm, 2015

Arthur Yang grandit en Arménie, à Erevan, où il commence à peindre et à dessiner aux côtés d’un éminent sculpteur arménien Arto Tchakmaktchian. Très tôt, il déménage à Moscou, où il entre à l’Université des Arts graphiques appliqués au sein de la Faculté de Design et d’Illustration.

Après avoir obtenu son diplôme universitaire, il travaille pour la revue « New Time ». Plus tard, à l’époque Perestroïka, il est artiste indépendant, il réalise des illustrations pour la poésie et la prose d’avant-garde, il fait des affiches de théâtre et des graphismes.

En parallèle, il participe à de nombreuses expositions avant-gardistes en Russie et à l’étranger.

En 1996, il arrive à Paris pour travailler à l’Atelier Contrepoint (ancien Atelier 17) célèbre par les noms des artistes qui y travaillaient autrefois : Pierre Alechinsky, Marc Chagall, Henri Matisse, Joan Miró, Pablo Picasso, Jackson Pollock, Mark Rothko…

À Paris, il habite à la Cité internationale des Arts, où il continue ses projets artistiques. Dans cette ambiance polyculturelle et multidisciplinaire naît son projet de création d’un langage non verbal basé sur les moyens de la peinture — la couleur, la ligne et le geste d’un côté, et les improvisations musicales de l’autre qu’il appellera plus tard « Jam Painting® » au vu de la ressemblance des jam-sessions dans le monde du jazz.

À cette époque, l’artiste préconise la spontanéité dans l’art. Le Jam Painting® lui permet d’instaurer un dialogue improvisé entre deux peintres et des musiciens. L’artiste l’explique en disant : « … L’œuvre qui résulte de ce dialogue reflète la manière de chaque artiste, sans pourtant ressembler à ce que chacun d’eux aurait fait séparément. »

Arthur Yang affirme toujours que dans le Jam Painting® le processus est plus important que le produit final. C’est pourquoi il organise des performances publiques, où une œuvre d’art synthétique comprenant des improvisations picturales et musicales est créée devant le public.

Dans son travail personnel, en dehors du Jam Painting®, il produit plusieurs séries de peintures et de dessins comme « La Ville Blanche », « Le Petit Chaperon Rouge », « Oracle », « La langue cachée des oiseaux », « Goya variations » ou encore « Volcano ».

Son accent est mis sur des peintures semi-abstraites avec des couleurs vives, des coups de pinceau brutaux et des paysages, des objets ou des figures humaines que l’on peut à peine deviner, similaires à la peinture d’action américaine.

Toujours basé sur de la spontanéité et de l’improvisation, sur le mélange d’abstrait et figuratif à peine perceptible, son univers se compose ainsi d’œuvres vivantes et surprenantes. Cette fusion nous attire et éveille en nous des souvenirs, des interprétations et surtout, une perception que chacun d’entre nous vit sous son propre prisme.

Les expositions se succèdent. Il travaille pour le groupe Pernod Ricard en faisant un grand Jam Painting® avec trois autres artistes internationaux. Il expose à Murnau en Allemagne, invité pour une exposition consacrée à Kandinsky et du group « Der blaue Reiter » (Le Cavalier bleu), il fait un autre Jam Painting® aux Pays-Bas dans le cadre du festival d’UNESCO — « Rotterdam — la capitale culturelle de l’Europe 2001 » organisée par Stedelijk Museum. Expositions et Jam Paintings® à Londres, à Shanghai, à Moscou…

Dans les années 2003-2004, après une série des grandes toiles, Arthur Yang commence inopinément à travailler avec enthousiasme sur un projet complètement différent, quelque peu ironique. Il se met à créer des œuvres miniatures, pas plus grandes qu’une boîte d’allumettes.

Il dit : « Les œuvres d’art diffèrent par leur taille : plus grandes que la taille d’un homme — ce sont des “portes”, qui nous invitent à “entrer” dans l’univers de l’artiste, plus petite que la taille d’un homme — elles vous permettent d’observer, comme à travers une fenêtre, et encore plus petites, elles sont capables d’entrer dans la bouche. Elles peuvent alors être digérées par le spectateur, littéralement parlant. Nous étudions donc les possibilités de l’art ultra-petit. »

Cette idée a fasciné de nombreux artistes à Montreuil où se trouve l’atelier d’Arthur, ainsi que ses amis et collègues venus ailleurs qui se rejoignent à ce projet. Le résultat de ce travail a été une exposition internationale « 3XS » à Montreuil en 2004 avec des artistes français, allemands, russes et américains tous exposant leurs œuvres de la taille de leur bouche.

Dans ces jeux artistiques, d’effets ou encore dans une volonté d’offrir une expérience, Arthur Yang pose un nouveau regard sur l’univers artistique et en tant qu’observateur, on se laisse porter par son imagination, par son humour et par ces provocations.

Ces œuvres sont présentées dans de nombreuses collections : Collection L’Oréal,

Société Pernod Ricard, Collection Rotary Club, Bonn, Collection René Guerra, France, Musée d’Art contemporain, Arménie, Musée d’État d’Arts plastiques, Novossibirsk, Centre d’Art contemporain Deke Erh, Shanghai pour n’en nommer que quelques-unes.

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