Carol Bathellier – Peintre et Sculpteur

Carol Bathellier – Peintre et Sculpteur

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Le thème équestre dans le travail  de Carol Bathellier.

Le travail sur le cheval c’est naturellement imposés à lui. Cavalier passionné, amoureux des chevaux, Bathellier se sent inspiré par cette liberté en mouvement, la conjonction entre la force la légèreté et la fragilité. Son travail de peintre et de sculpteur aime à en saisir tous les aspects.

Des courses hippiques au Polo, du Dressage à l’Obstacle, en passant par le Cirque, la Tauromachie et la Chasse, c’est l’aspect dramatique et théâtral des animaux en action et plus encore quand ils sont associés à l’homme, qui fait naître, en lui, l’envie de peindre ou de sculpter.

 Quoi de plus dramatique, en effet, que cette confrontation d’une puissance animale et d’une énergie humaine. Bathellier explore la force impériale du cheval et le souci de maîtrise du cavalier – les deux ajustés, opposés, complémentaires.

Pour lui, nous dit-il, cette scène équestre est la scène même de la vie. « La matière et la couleur, que ce soit pour la peinture  ou pour la sculpture, recèlent en elle-même des charges émotives qui sont en liens directs avec l’incarnation et les sentiments humains qui en découlent, la Séduction, la Passion, l’Amour, la Mort… ».

 Comment travail-t-il ? Il observe, parvient à obtenir une « image mentale » de son sujet et, a partir d’elle, compose, applique les couleurs, juxtapose les masses sans perdre, pour autant, l’émotion première. Sans être contraint par les détails de la morphologie, Bathellier est avant tout soucieux de rendre compte des forces vives et des conflits en œuvre. Tout doit alors être mobilisé pour y parvenir : les couleurs véhémentes, le geste vertical, les coulures, les traces. Et, au fur et à mesure, piqué au vif par ses insatisfactions créatrices, il conduit son travail, en le reprenant autant que de besoin, jusqu’à son plein aboutissement. 

Avec la sculpture Bathellier réaffirme son attirance pour la matière. Le geste vigoureux maîtrise la matière première pour lui  donner, à travers le bronze, sa pleine sensualité.

Mon travail sur le corps…

 

Depuis plus de trente ans j’aligne des corps de femmes, fascination et obsession…
j’ai d’abord travaillé à l’encre de chine, au pastel, à l’huile, enfin le volume s’est présenté comme une évidence.
A la base je m’appuis sur des carnets de croquis sur des poses exclusivement verticales. Ces corps fonctionnent comme des signes qui forment alors une écriture dont l’alphabet comporte une multitude de lettres.
Avec le temps quelques principes se sont mis en place, la peinture conduisant à la sculpture et la sculpture renvoyant à la peinture.

 

le nu se conjugue au féminin.
la multiplicité.
la verticalité, la nécessité des corps debout.
la couleur.
le cadre.

 

Je suis fasciné par la créativité que ces quelques idées fortes imposées dans le temps, font naître. Les aller-retour entre la peinture et la sculpture en multipliant les possibilités.
Le cadre fait intégralement partie de la sculpture, il structure l’anarchie que renvoient les corps. Comme une symphonie, sa couleur et sa forme donnent le “la” de l’œuvre.

CV :

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