Corinthios – Artiste peintre

Corinthios – Artiste peintre

l Oiseau blessé

« Il n’y a aucune différence entre la peinture de Corinthios et l’impitoyable déconstruction du regard créateur, celui qui brûle les apparences, qui trouve la paix dans l’œil du cyclone.
Cet appétit de peindre, cette calme frénésie me rappelle Malcolm de Chazal : ricanements partout ailleurs, dans la source seule l’eau rit. »

François Fronty à propos de la peinture de Corinthios

D’origine gréco-arménienne, née en Turquie, française, cette artiste décline depuis plus de vingt ans, le thème des origines.
La peinture : un appel. Quand, à ses 18 ans, son père lui demande « que veux-tu pour ton anniversaire » : la réponse fuse, « des toiles, des pinceaux et des peintures ».

Cet art, lui est devenu indispensable, vital, essentiel. Sa définition de l’artiste est simple : « si un artiste ne crée pas, il meurt ».
À ses débuts, elle n’avait de cesse, de décliner les oiseaux sous toutes leurs formes, les symboles étaient fréquents, le trait appuyé.

Elle expérimente, d’autres arts : le théâtre, le chant, l’écriture… afin de nourrir son travail.

Une allergie à l’huile l’oblige à changer de médium, ce sera l’acrylique et la découverte de la matière, des collages, des incrustations, une liberté dans la création, par la richesse qu’apporte ce nouveau médium.

Apparaissent alors, les partitions de musique, les titres des journaux, les articles, et ce faisant, la possibilité de dire autrement le chaos du monde.

Depuis, vingt ans, les pinceaux ont laissé place aux mains, un besoin viscéral de toucher la matière, de la sculpter, de la modeler.

Elle expérimente des formats différents, ronds, hexagonaux, une manière de se lancer de nouveaux défis dans sa création.

L’encre apparaît dans ses dernières œuvres, fluidité et matière s’y mêlent, les oiseaux de ses débuts reviennent, comme un rappel subtil.

Ses inspirations viennent du chaos du monde, d’un besoin de liberté, de paix. Sa marque de fabrique, si l’on peut dire, un point lumineux souvent au centre de son travail. L’avez-vous remarqué ?

« Mais pas de panique pour autant ! C’est dans la vulnérabilité, dans la joie et la souffrance, dans ce brasier du désir de vivre, que brille l’invitation au détachement. »

François Fonty, toujours…

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