Éric Alfieri – Chorégraphe/Plasticien

Éric Alfieri – Chorégraphe/Plasticien

06

Le travail d’Éric Alfieri est une longue histoire. Les histoires existent à travers les mots, des langages connus,
d’autres qui s’inventent et traduisent sentiments et pensées. Eric Alfieri promène son crayon, ses pinceaux, de sorte
que son écriture forme des formes qui parlent, qui transmettent du sens, qui interrogent nos émotions et notre
savoir. Eric Alfieri, architecte, chorégraphe, plasticien, expose sur les cimaises de la librairie Arthaud des portraits,
qui se confrontent et s’opposent dans des profils et des regards à travers un trait ininterrompu. D’autres toiles,
fortes en couleur, d’autres visages montrent encore l’interrogation et la recherche du dialogue intérieur, et avec
l’autre. Les couleurs jouent de leur contraste, et de leurs formes différentes. Elles s’interpénètrent, pour mieux nous
retenir, nous émouvoir, nous questionner. Les sculptures enfin, sobres, juste avec une touche dorée – peut être
symbole de la richesse d’un cœur ? – sont en mouvement, comme ailleurs l’artiste peut l’être avec son corps, avec
ses pas de danse, en harmonie avec le lieu et le public.

Pierre Osella

Mon parcours artistique
Le fil conducteur de mon travail est le corps : la danse avec mon corps, le corps en architecture puis les corps
dans les sculptures.
J’ai commencé par me former à et par la danse : la maîtrise et la grâce du corps. Par extension, je me suis questionné au sujet de l’architecture par rapport à la perception du corps dans l’espace. Ensuite j’ai élaboré la représentation des visages et des corps dans mes dessins et mes peintures. J‘ai défini leur relation au support : espace de l’œuvre. Actuellement je façonne les corps d’êtres humains dans mes sculptures.

Ma démarche artistique a été de développer des pratiques en deux puis en trois dimensions. Mon travail s’inscrit dans la continuité des peintres comme Egon Schiele, Matisse, et Picasso, et du vidéaste Bill Viola sur la notion du corps. Pour le travail des sculptures je fais plutôt référence aux productions des civilisations comme celle des Arts Premiers, des Mayas par exemple, et des sculptures de Niki de Saint Phalle pour le côté ludique.

Mes maîtres à penser sont Francis Bacon, Alberto Giacometti pour le graphisme, Merce Cunningham pour l’espace, James Turrell pour la lumière, John Cage pour les combinaisons, Mies Van Der Rohe et Jean Nouvel pour la transparence.

Ce qui me distingue des autres artistes c’est la célébration du corps, mon parcours atypique, le côté ludique et humoristique de mon œuvre, et la faculté d’apaiser.
Ma recherche : de l’un à la multitude en passant par l’autre, non pas le penseur solitaire mais l’être en miroir.

Le cheminement

Depuis 15 ans, je développe un travail personnel sur la représentation de l’être humain. Les problématiques fondamentales qui alimentent ce questionnement sont : Comment se re-présente l’être humain? Comment vit-il sa représentation? En quel lieu dévoile-t-il sa représentation?

   Un des enjeux de mes sculptures est de travailler le matériau (pierre, terre, résine) le plus apte à rendre l’articulation des couples, des trios et des groupes d’individus. Après les avoir revêtues de feuille d’or, nous les déclinons actuellement en bronze pour que la matière soit pérenne et solide : une icône de l’humanité.

   Ces sculptures évoluent sous l’effet du temps, traces multiples laissés sur l’être humain. Elles s’interrogent sur la relation à l’autre. Elles révèlent l’intérêt que nous portons au monde.

CV

Vous avez aimé cette article ? Partagez-le

Comments are closed.