Jacqueline Gallicot-Madar – Artiste peintre

Jacqueline Gallicot-Madar – Artiste peintre

Sans Titre, 2015, 130 x 89 cm, huile et fusain sur toile

Depuis toujours, Jacqueline Gallicot-Madar possède un lien avec le monde de la création. Poète et écrivain, elle a été touchée par la magie des mots, mais c’est bel et bien la peinture qui l’a hanté. Même si sa plume n’a jamais réellement cessé d’être présente, l’artiste est happée par la puissance et de la poésie de la peinture sous toutes ses formes. Fusain, huile, acrylique ou encore encre de Chine, nombreuses sont les essences qui lui permettent de témoigner spontanément face à son support.

Jacqueline est imprégnée d’une mémoire, d’un souvenir sombre lié au génocide des années 40. Par le biais de son pinceau, de ses mains et bien plus encore, elle extériorise cette incompréhension de la violence dont peut faire preuve l’humain. Elle crée à partir de rien, elle récupère, mélange les matières et vient coucher cette révolte intérieure pour mieux la comprendre, mais surtout pour faire perdurer cette mémoire collective qui lui est chère.

Dans la spontanéité du geste, dans ces instants de créations suspendus, l’artiste peintre se lie aux disparus. Ces âmes oubliées émergent de la toile, elles apparaissent dans un décor brumeux guidé par des traces de cette mémoire rapportée… Elles sont à la fois présentes, touchantes et pourtant, elles sont malheureusement absentes. Jacqueline Gallicot-Madar souhaite attirer notre regard vers ces évènements aussi tragiques que marquants. Avec spontanéité, elle les fait apparaître, elle leur offre une présence, une enveloppe mystérieuse qui rend le souvenir palpable.

Face aux toiles de l’artiste, on se sent envahi d’une émotion intense. On se confronte à ces mémoires du passé, à ces vies oubliées et notre cœur se sert. Une part de rage, mais aussi de délicatesse se mêlent dans une parfaite dualité au fond de nous. Jacqueline nous saisit, nous réveille et nous invite à transmettre ce morceau d’histoire pour qu’il ne s’éteigne jamais. Comme elle le dit si bien : « Ces personnages s’imposent à vous, vous êtes profondément confrontés à eux au point de les faire renaître. »

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