Jean Vérame – Artiste peintre libre

Jean Vérame – Artiste peintre libre

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« Je suis sorti de l’atelier pour visiter des endroits insolites où je peux m’exprimer avec un plaisir pur ! »

Jean Vérame est un homme libre qui a passé sa vie à s’échapper. Il fuit l’école et les circuits conventionnels pour exprimer toute sa démesure. Au fond de son être réside une puissance créative qui ne connaît pas de limites, qui ne parvient pas à se contenter des cadres formés par le monde de la société. Alors, avec cette inspiration, il part en quête d’une expression illimitée au travers des arts. Le théâtre, la photographie, l’écriture et la peinture vont l’amener peu à peu vers un coup de foudre pour une création loin de tous mouvements artistiques. Un imaginaire qui lui appartient…

Après avoir fréquenté Jean-Claude Francolon, Paul Jenkins, Alexis Poliakoff, bon nombre d’amis vont croiser son chemin, mais de nouveau, il va fuir dans l’espace. Il se prend d’amour pour le désert qu’il décrit comme « un lieu de liberté totale, mais contraignant ». Dans ces endroits dénués de vie, de bruit et d’humanité, il va tomber amoureux d’une correspondance avec un rocher, d’une nature hostile qui accueille sa sensibilité dans le silence. Ces créations monumentales vont ponctuer les déserts, elles vont s’installer dans ces zones difficiles et vont encourager les spectateurs à venir les rencontrer. C’est à l’homme de faire preuve de coopération, de se déplacer pour les explorer.

Devant la pierre, l’artiste s’abandonne et se laisse envahir par l’inspiration et la plénitude. Il n’est pas le bienvenu, mais il va composer avec cette terre mère. Il va s’abandonner pendant plusieurs mois pour l’amadouer et pouvoir enfin déposer son message chromatique de paix. Ce voyage, à la fois sensoriel et spirituel, il va le reproduire à de nombreuses reprises tout au long de son parcours artistique… Mais à présent, il témoigne par le biais d’œuvres poignantes représentant des écrasés, des résidus des coins les plus sombres de l’histoire, de son passé. Avec une œuvre exutoire sur le camp d’Auschwitz, il va peindre ces personnages identiques sur des toiles de 7 mètres pour exprimer la haine des hommes. Encore une fois, il transpose son message, resté inaudible depuis 60 ans, avec le langage de la création et au travers de l’espace.

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