Le mur végétal, une tendance écologique

Le mur végétal, une tendance écologique

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Le mur végétal (ou mur végétalisé) est aujourd’hui à la pointe des tendances dans le monde entier. Ces jardins ou écosystèmes verticaux sont à la fois une prouesse et un défi technique, un élément d’écologie urbaine, mais aussi une œuvre d’art. En effet, le mur végétal permet d’habiller les façades d’un revêtement naturel et sophistiqué. Cette création est si originale qu’elle a conquis de nombreux pays. Aujourd’hui, Paris, New York ou encore Mexico possèdent leur mur végétal. Certains magasins font même installer un jardin vertical devant leur façade pour attirer les clients. Vous êtes conquis par cette tendance et souhaitez avoir votre propre mur végétal à la maison ? C’est désormais possible ! De nombreuses entreprises surfent en effet sur la tendance, et proposent de créer un mur végétal sur mesure pour votre habitation. Mais il existe également de techniques pour un mur végétal fait-maison.

L’HISTOIRE DU MUR VÉGÉTAL

Si des structures recouvertes de mousse ou de plantes existent depuis des siècles, le mur végétal tel qu’on le connaît aujourd’hui est né dans les années 90. C’est le botaniste et chercheur français Patrick Blanc qui a testé et développé en premier le concept de mur végétal sur support de « feutre horticole ». Il créera ainsi de nombreux jardins verticaux dans plusieurs villes du monde entier. Néanmoins, le mur du quai Branly reste encore aujourd’hui l’une de ses plus importantes réalisations par sa superficie, 800 m2, et par le nombre de plantes qui le composent : 15 000 plantes et 150 espèces. La technique de Patrick Blanc consiste à utiliser des supports de feutre horticole synthétique dans lequel circule de l’eau enrichie en nutriments. Ainsi, on peut y faire pousser tous types de plantes vertes. Ces murs végétalisés peuvent donc être aménagés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, et certains n’ont pas besoin de source de lumière. Depuis, de nouveaux jardiniers créateurs se sont emparés de la tendance et ont créé leurs propres murs verticaux, avec différentes approches techniques. Il y a des jardins utilisant les plantes adaptées aux milieux secs et pauvres pour créer des structures de type « jardins de rocailles ». En effet, un grand nombre de plantes tropicales poussent à l’ombre et se contentent de peu de lumière et de peu de nutriments. D’autres nouvelles techniques de jardins dans la ville sont apparues, comme les plafonds végétalisés, ou encore les mini-jardins suspendus, c’est-à-dire des plantes qui semblent flotter dans le vide en supportant des cascades de verdure. 

UNE MISSION ENVIRONNEMENTALE

En plus d’être esthétique, le mur végétal à un double impact sur l’environnement : il permet de rafraîchir les villes, mais peut également contribuer à leur dépollution, comme le disait Patric Blanc dans un communiqué : « Les plantes accomplissent une importante activité dépolluante vis-àvis des gaz et autres éléments toxiques ». La végétalisation extérieure des bâtiments permet donc de construire des villes plus durables, puisqu’elle contribue à diminuer le taux de carbone dans l’air, particulièrement élevé en ville. Et ce n’est pas le seul point positif des murs végétalisés : un autre effet est la meilleure régulation thermique des bâtiments quand ils sont installés en extérieur, car ils réduisent l’ensoleillement. Cela permet donc de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation. De plus, les plants atténuent l’effet « d’îlot de chaleur urbain » : le béton et le bitume réchauffent de plus en plus l’atmosphère des villes, pouvant mettre en danger la santé des habitants. Or, les lieux à proximité de zones de verdure ont une température de 2 à 10°C moins élevée que des lieux en étant privés. Les murs végétaux peuvent donc largement diminuer cet effet sans prendre plus de place. Enfin, les villes les plus végétalisées sont toujours plus agréables et plus attractives que les villes qui n’ont pas d’espaces verts. Quand ils sont implantés au cœur des villes, les murs végétalisés prouvent donc que le béton peut devenir un refuge pour la biodiversité.

COMMENT AVOIR SON MUR VÉGÉTAL CHEZ SOI ?

Il faut savoir qu’entreprendre de réaliser un mur végétal n’est pas si simple. Nous vous conseillons donc de vous entourer de professionnels, par exemple des paysagistes spécialisés dans la création de murs verticaux ou encore des botanistes. Il y a en effet une multitude de paramètres techniques à prendre en compte avant de vous lancer. Néanmoins, si vous avez du temps devant vous et que vous souhaitez un mur végétal d’une taille raisonnable, il peut être possible de le faire vous-même. Avant toute chose, il faut avoir un système d’alimentation et d’évacuation d’eau à proximité. Ensuite, il faut concevoir les plans du jardin vertical (quelle hauteur et quelle largeur, combien de plantes…) et choisir la structure de votre mur. Pour un mur « faitmaison », les tasseaux en bois sont plus faciles à utiliser, mais un professionnel préférera une structure en métal. Une fois votre structure de base choisie, il faut la rendre imperméable, en utilisant par exemple un film de polyéthylène souple (polyane). Une fois la structure prête, il est conseillé d’utiliser de la sphaigne, la mousse qui retient l’eau, avant de mettre les plantes, car la terre ne tiendrait pas. Il faut toujours l’arroser avant de la placer dans les tasseaux. Une fois que la structure est remplie de sphaigne, il faut fixer du grillage par-dessus pour revenir le tout. Ensuite, vous pouvez y mettre vos plantes (après avoir enlevé le maximum de terre des racines) en creusant des petits trous dans la mousse. Après avoir laissé reposer une semaine pour que les plantes s’enracinent, vous pouvez fixer votre structure au mur. Pour l’arrosage, il est conseillé de mettre en place un système de goutte-à-goutte, afin de ne pas avoir à arroser soi-même, ce qui serait compliqué selon la hauteur du mur.

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