Marc Bauer-Maison – Artiste peintre

Marc Bauer-Maison – Artiste peintre

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J’ai toujours peint. J’aime peindre seul, ne sachant pas où cela pourrait me mener.  Ma maman l’a probablement senti en premier,  me guidant vers des ateliers d’art à Paris.  Je me souviens du Louvre, avec son jardin central, avec son entrée au rez-de-chaussée, face à «La Victoire de Samothrace».   Montrer mon travail pour la première fois, fut une chance. C’était toutes des aquarelles, des «Marines» comme on les appelle,  un jeu de lumière entre l’océan et le ciel.

J’ai adoré «jouer»  avec de l’eau et des pigments sur papier. Après avoir déménagé au Canada et n’ayant pas pu pratiquer mon métier d’architecte, je suis retourné dessiner. Surtout la flore, tout en simplifiant le fond, pour finalement en faire l’abstraction littéralement, j’ai découvert le Sumi-e presque par hasard. Le Dr Michael Bird m’a remarqué très tôt et a organisé plusieurs expositions à l’Université de Waterloo,  Renison College.  Barbara, ma femme,  a été très ouverte sur ma quête de peinture.

Pourtant, je savais profondément, j’avais besoin d’un Maître pour me guider.  C’est alors que j’ai rencontré Alain  Bonnefoit,  un célèbre maître des nus, à l’huile et au Sumi-e.  Bonnefoit fût un étudiant de Volti,  Maitre en sculpture monumentale à Paris. Alain  m’a poussé à comprendre la «ligne».  Et jusqu’à ce jour,  lorsque mon travail est exposé au Japon ou en Chine,  il l’est toujours sous le label “calligraphie”.  L’art de dessiner l’essentiel, tout en laissant beaucoup d’espaces vides. Contrairement à la peinture occidentale,  qui remplit l’œuvre d’art de pigments,  les œuvres d’art Sumi-e «s’appuient» sur l’espace vide pour être. Comme François Cheng le décrit si bien dans son livre:  «Le vide et le plein».

La boucle fut bouclée lorsque mes œuvres ont commencées à être exposées en Chine, terre natale de nos trois filles.  Nous avions promis d’enseigner leur patrimoine culturel et maintenant,  mon travail était présenté en Chine. Je ne peux pas dire ce qui me “motive”.  Le lac Huron gelé, me mène aux vagues.  Et je suis resté sur les vagues pendant des mois à explorer leurs mouvements et leur vie intérieure.  Je n’ai pas de destination,  la route est la partie fascinante.  D’être retenu par le jury du “Salon d’Automne”,  au “Grand Palais”, de la SNBA à la “salle Le Nôtre” au “Carrousel du Louvre” à Paris, en France, ou au “Musée Osaki” au Japon, m’a réconforté ma quête de sens.

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