Martine Camors – Artiste Sculpteure

Martine Camors – Artiste Sculpteure

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Deux ou trois choses que vous voulez savoir de moi ….

J’ai rencontré la terre il y a une trentaine d’années, elle fut le révélateur de tout ce qui allait devenir ma création.

Je me suis tournée assez vite vers le modelage et la sculpture. Le volume dans l’espace : je trouvais cela magique, de même que la transformation d’un matériau inerte au départ  à qui l’on donne vie.

J’ai acquis ma formation dans les ateliers de différents sculpteurs : Bernard Grassias, Viviane Ambre, Maurizio Toffoletti, Catherine Huré. Ces deux derniers sculpteurs m’ont fait découvrir les ateliers de marbre en taille directe de Piétrasanta à côté de Carrare et je retourne y travailler dès que je le peux.

Mes sources d’inspiration sont multiples et s’inscrivent toutes dans la vie. J’observe, je ressens, j’invente ce que je vois d’elle, des êtres, de la nature, des voyages, des rencontres. L’humain est au cœur de ma création. Je ne peux imaginer l’art sans la vie.

On dit que mes sculptures me ressemblent, sans doute sont-elles nourries de ce que je suis mais aussi de mon univers imaginaire.

Je suis sensible à l’art africain. Il m’a inspiré profondément. Aussi j’ai voulu adapter la technique de cuisson ancestrale japonaise qu’est le raku à des sculptures en terre représentant des femmes en mouvement, élancées, dignes, à la fois fières, féminines, sensuelles, fécondes, aux formes et aux matières contrastées, un ailleurs où d’autres émotions nous transportent.

La terre m’emmène dans un univers où j’ose des égarements, où je me nourris des surprises que procurent les cuissons raku.  Par la magie du feu, de l’air, de l’enfumage, de l’eau, la terre se craquelle, se fend, subit des chocs et pourtant résiste pour apparaître dans un éblouissement de couleurs ou au contraire dans un drapé de noir et de blanc lumineux.

Les terres plus chamotées que j’utilisent actuellement pour les nouvelles « femmes d’ailleurs » gardent en elles l’empreinte des gestes, de l’outil, d’un banal objet utilisé, du ressenti lors du toucher, qui fait que la matière se forme et se déforme tout au long de la création. L’enfumage va sublimer chaque sculpture qui est unique.

Depuis une vingtaine d’années, je sculpte des pierres en taille directe (marbre, calcite, onyx, serpentine de Zimbabwe). Ce sont les pierres, leur forme, leur taille, leur provenance, leur histoire qui m’inspirent la création qui va jaillir d’elles, et qui me mènent dans les méandres de la taille directe avec les interrogations permanentes qui émanent de ma confrontation avec elles. Mes sculptures sont épurées, la pierre me conduit à l’essentiel.

A partir de mes originaux en terre, en pierre, ou en plâtre le fondeur d’art avec qui je collabore depuis le siècle dernier réalise des tirages en bronze, en tirage limité numéroté.

Mon atelier est l’aboutissement de désirs très forts. Je le partage parfois avec d’autres artistes. J’aime l’atmosphère des ateliers, les échanges, l’odeur de la terre crue, le vacarme de l’outil sur la pierre, les formes qui se transforment, les doutes qui s’installent et au final la sculpture qui naît, qui existe et qui va vivre dans un espace qu’elle ne connaît pas encore mais qu’elle va rendre habité.

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Parcours artistique

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