Rémy Monier – Sellerie maroquinerie

Rémy Monier – Sellerie maroquinerie

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Jeune entrepreneur de 30 ans, après avoir passé mes diplômes en menuiserie et horticulture, j’ai été attiré par le travail du cuir. Autodidacte dans ce domaine depuis une dizaine d’années, j’ai finalement créé Sellerie MONIER en 2018. 

Le cuir était une matière neuve qui me permettait de l’apprivoiser sans être tout de suite dans les contraintes économiques du travail. Ces dix dernières années j’ai donc dissocié travail alimentaire et passion chose que je n’avais pas su faire pour la menuiserie et l’horticulture. Mon chemin de vie m’a fait rencontrer des personnes qui ont forgé indirectement ma vision de la qualité que j’ai pu transposer dans la sellerie. J’ai notamment côtoyer beaucoup l’univers du chien d’utilisation où le matériel de bonne qualité joue un rôle primordial.

Le but pour moi étant de faire des articles de sellerie avec la volonté de créer une chaine logique et respectueuse en intégrant tous les acteurs nécessaires à la création d’un article de qualité tout en sachant que la qualité des futurs cuirs dépendra de la façon dont auront été soignés les animaux par les éleveurs : nourriture, état des clôture, absence de barbelé, espace vital, hygiène, transport sont des facteurs importants. Un animal élevé dans les conditions normales et naturelles donnera peau et viande de bien meilleure qualité qu’une bête élevée en batterie. C’est pourquoi je me fournis en cuir chez la maison Chadefaux (Paris) qui est un dépôt de tannerie depuis 1921, spécialisé dans le cuir au tannage végétal. Maison familiale et conviviale qui me permet d’avoir accès notamment aux cuirs de la maison De Chamont située à Saint Pardoux la Rivière. Depuis le début de la démarche d’amélioration des peaux de bovins dans les élevages partenaires au sein du Périgord vert, la tannerie de Chamont rachète auprès des abattoirs de Thiviers et de Ribérac les peaux issues des élevages et préalablement tracées.

Il me semblait donc logique de travailler avec la maison Poursin (Paris) pour la bouclerie. Installé en 1891 à son adresse actuelle, elle est spécialisée dans les articles fondus pour la sellerie et les harnais d’attelage. Elle travaille essentiellement le laiton, utilise divers modes de fabrication et propose un grand nombre de finitions de qualité. C’est un bonheur d’aller dans cette caverne d’Ali Baba pour rechercher les boucles qui iront le mieux avec mes produits. 

J’associe à ces matières premières des techniques de sellerie traditionnelle comme la couture main au point sellier pour rester dans le qualitatif et non pas du quantitatif. J’ai donc besoin d’un fil de qualité. Je travaille avec le fil de lin « Aux chinois », fabriqué en France depuis 1847. Ses fil continuent d’être fabriqués en France par l’entreprise Toulemonde (Lille). 

Une fois fini, pour prendre soin des cuirs, je travaille avec l’entreprise Trimadel (Franche-comté). C’est une entreprise artisanale et familiale. Ils sont fabriquant d’articles pour entretenir et nourrir le cuir. Ils ne dépendent d’aucun groupe industriel ; ils préfèrent privilégier la qualité à la productivité. 

Je propose donc des gammes de ceintures sobres et durables. La transmission générationnelle à travers l’objet comme le ceinturon du grand-père, le couteau du père a gardé un rôle symbolique fort qui aide à se forger un passé pour être plus serein dans son présent. 

Fonctionnalité sobriété et durabilité

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