Virginie Motti-Lefèvre – Artiste peintre Sensualiste

Virginie Motti-Lefèvre – Artiste peintre Sensualiste

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Le chemin de la sensibilité artistique a choisi de placer la peinture sous les pas de Virginie Lefèvre-Motti. La peinture est venue à elle et s’est ancrée, par une rencontre suivie d’une longue amitié avec le créateur du Mouvement Sensualiste, Jean-Yves Guionet. Un maître de peinture qui va accompagner Virginie pendant 20 ans au sein de son atelier de préparation aux Beaux-Arts. 

Le Mouvement sensualiste : « Peindre, un état de grâce. »

Séduite par l’enseignement artistique sensualiste, – aux confins de la philosophique matérialiste et des neurosciences – de ce Professeur du « Sensible », la «  gestuelle de l’émotion » va initier et nourrir le chemin vers la création picturale de Virginie, comme elle la souhaite : du figuratif à l’abstraction. Dans l’authenticité et l’énergie… Tout sourire, elle décrit le courant sensualiste comme un « apprentissage empirique par le corps et pas par le mental. C’est la connaissance par les sens. C’est entrer en création, un état mental de délivrance de l’intention. C’est l’état de grâce d’un chemin de recherche à parcourir, dans un non-lieu et un non-temps ». 

Virginie Lefèvre-Motti se lance et s’éprouve dans l’univers créatif Sensualiste où « l’Art n’est pas l’illustration d’une idée : la main, le corps dit ce que les mots ne peuvent énoncer. Elle ne triche pas elle révèle. » R. Barthes. La mémoire traumatique permet de s’exprimer sur la toile avec liberté et dynamique par le rythme, les signes, les couleurs et la matière, le maître absolu de la création sensualiste étant l’entropie ; laisser intentionnellement l’aléatoire s’installer pour créer le chaos du fond duquel advient justement ce quelque chose de construit. C’est la magie de l’expression sensualiste. Oui ! Par la sérendipité ! Alors, Virginie Lefèvre va exprimer avec talent son chaos en explorant les nombreuses facettes de sa créativité figurative ou abstraite.

Se perdre c’est se créer et être créé.

La peinture advient, elle naît sous la caresse des couleurs du pinceau, les matières naissent sous le couteau. Virginie peint sans modèle et tente de saisir la beauté de l’instant et de la traduire en rythme, avec ses signes, ses masses, taches et touches selon son ressenti. Un abysse qu’elle aime explorer, un chaos ou l’aléatoire lui permet de se perdre, ou les espaces l’appellent pour un aplat ou un parti pris de « contourer ». Se perdre en peinture abstraite, s’est se créer et être créée par l’aléatoire. Entrer en peinture par les gestes de l’émotion, c’est être et expérimenter sa propre gestuelle dans un mouvement  ample, spontané et énergique ou en caresses fluides et délicates.

 

« Le style n’est pas la répétition d’une audace, mais l’indépendance que l’audace permet. » La devise de Virginie Lefèvre-Motti révèle la peinture rétinienne via une écriture picturale entrainante et puissante : une peinture de la trajectoire de la lumière sur la toile que capte et suit le regard, une peinture qui se ne dévoile au spectateur qu’après un plongeon dans ses souvenirs et son inconscient : dans les émotions de son âme.

 

Co-créer : quand le spectateur devient créateur

Elle dit : « Je fais ressortir les impressions, les ambiances, puis le spectateur donne sa propre lecture. Son œil recréé tout, son imaginaire invente une histoire en fonction de sa mémoire traumatique, de ses souvenirs et c’est ça, la poésie d’un tableau. C’est lorsque le spectateur conclut l’histoire, quand c’est lui qui donne sa variation sensible, sa propre sensibilité et son interprétation du tableau. L’authenticité de l’un va faire vibrer, voire attirer l’authenticité de l’autre. »

 

Lorsque les yeux se laissent happer par les toiles de Virginie Lefèvre-Motti, on ressent une certaine énergie de matières, de reliefs, de couleurs. Un mélange bouillonnant qui semble être en vie. Puis, vient un souvenir parfois fort, parfois plus doux et là, l’esprit s’ouvre. Dans cet instant de clarté spirituelle, on parvient à saisir et à ressentir toute la délicatesse et la douceur qui se cachent dans les profondeurs de l’œuvre. On se surprend alors à méditer, figé-là devant cette fougue colorée…

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